
Poutine aurait l'air presqu'humain. C'est incroyable ce que l'on arrive à faire avec Photoshop.
Jésus, que ma joie demeure.
Choses vues
mardi, août 31 2010
Les tzars ont l'habitude des marées noires et la solitude d'un guépard
Par Miss SFW le mardi, août 31 2010, 21:54
vendredi, août 27 2010
I'm popular
Par Miss SFW le vendredi, août 27 2010, 22:06

... Entre Me first and the gimme gimmes et No Fx. Sur la page de liens du blog de Manu Larcenet. C'est proprement stupéfiant. Sans tentative de corruption ni chantage au suicide. Sans même connaître la belle-soeur de son voisin de vestiaire au club de ping-pong. Là, comme ça, par l'opération du Saint-Esprit.
Quand je pense qu'il reste encore des imbéciles pour rêver de gagner la super cagnotte de l'Euro Millions.
PS : si l'idée de te gausser de mes relations pour le moins conflictuelles avec la tablette graphique devait t'effleurer l'esprit, facétieux lecteur, songe un peu que je suis devenue l'amie des stars et qu'à ce titre, ce que tu prends pour un tracé tremblotant et inexpérimenté pourrait bien être du génie pur.
lundi, août 23 2010
Sans les seins de Sophie Marceau, qu'est-ce qu'on fait ?
Par Miss SFW le lundi, août 23 2010, 18:48
Vu sur le programme télé : "Belphégor le fantôme du Louvre, à ne pas manquer".
Trop tard. L'équipe de tournage, les acteurs, les scénaristes, les monteurs et probablement même les balayeurs du plateau l'ont fait avant nous.
samedi, août 7 2010
She's the kind of girl who puts you down
Par Miss SFW le samedi, août 7 2010, 23:24
Voyez-vous, j'ai longtemps été persuadée qu'un deuxième chromosome X permettait, pour des raisons indéterminées, de mieux irriguer le cerveau.
Et là, je ne sais plus trop.
PS1 : Il ne faudra pas s'étonner si Ricky Martin (qui a débuté dans Menudo, bande d'incultes) devient un jour homosexuel.
PS2 : Sans vouloir vous commander ni recommander, je pense que vous devriez lire ça.
PS3 : je suis tombée sur la petite merveille de vidéo ci-dessus en consultant le site d'un autre groupe, suite à une illumination due à ça (attention, ce titre peut se révéler addictif).
lundi, juillet 19 2010
Seek and destroy
Par Miss SFW le lundi, juillet 19 2010, 21:04
Drame estival à Nevarsin : Hulk avait encore oublié sa clé à sardines.

jeudi, juin 10 2010
The neverending story
Par Miss SFW le jeudi, juin 10 2010, 21:17
Figurez-vous que je n'ai lu que récemment l'Adolphe de Benjamin Constant. Ce qui est très mal. Quoique prétendre que le hasard fait bien les choses soit une bien sotte posture, il me semble que le précédent billet gagne à être complété par cette élégante formule, découverte dans les premières pages de l'oeuvre sus-citée : " il faut du temps pour s'accoutumer à l'espèce humaine, telle que l'intérêt, l'affectation, la vanité, la peur nous l'ont faite."
Une fois encore, je baise respectueusement les pieds de la médiathèque de Nevarsin.
jeudi, avril 29 2010
Bougnat, apporte-nous du vin
Par Miss SFW le jeudi, avril 29 2010, 20:54
O mirifique lecteur citadin et nanti qui te fournis exclusivement chez Fauchon et qui n'oses envisager dans ton loft une simple étagère qui ne fût signée de Sir Terence Conran, ô toi que j'eusse aimé, ô toi qui le savais, ton destin béni des dieux t'a à jamais éloigné des sordides antres que hante la sotte populace, dans sa quête infâme du rabais.
Tu ne sauras jamais l'odeur âcre de la poussière et du solvant qui flotte dans ces tristes hangars où la plèbe désoeuvrée vient dépenser son RMI pour alimenter l'économie mondialisée, celle-là même qui leur a permis de goûter aux joies du chômage de longue durée après vingt-cinq ans d'usine et qui les condamne à garnir leur soixante mètres carrés avec vue sur l'autoroute de camelote chinoise aussi laide que cancérigène.
Tu ne pousseras jamais la porte de ces temples de l'inutile et du hideux. Aussi, ton facteur - habillé chez Armani parce que faut pas rigoler non plus, la concierge n'ouvre pas aux va-nu-pieds et autres importuns colporteurs de la réalité sociale - n'aurait-il jamais l'idée saugrenue de déposer dans ta boîte aux lettres un prospectus de la Foir'Fouille.
Le mien si. Je me ruine à habiter dans une résidence hors de prix avec portail électrique, interphone, triple clavier de code et poignées de portes en bronze pour qu'un prolétaire de la Poste, peut-être même communiste, pollue ma boîte aux lettres de publicités pour pauvres. On croit rêver. Ce cuistre n'a-t-il pas bien lu les lettres dorées qui s'entrelaçent sur la plaque de verre à l'entrée ? Il n'y a pas marqué "immeuble les noisetiers" ou "tour Léon Blum". Non monsieur, ça claque comme un titre d'Anatole France, c'est beau comme un château de la Loire : "résidence Diderot". Ca me paraît clair pourtant. "C'est une résidence très bien fréquentée", nous avait rassurés l'agent immobilier, suggérant par là, dans ce langage délicieux qui fait le charme de sa profession, que l'odieuse mixité ethnique dont on souffre trop souvent dans les transports en commun, nous serait épargnée dans ce havre de francitude préservée.
Et maintenant, voilà-t-y pas qu'un misérable facteur vient jusque dans notre hall pour me menacer. Parfaitement, me menacer. La couverture du dernier prospectus de la Foir'Fouille m'a sauvagement agressée en proclamant bien haut "arrivage massif de vins (rendez-vous en page 6-7)". Remarque, j'ai lu quelque part qu'avec la corde ou les somnifères, on peut toujours se rater. Tandis que là...
lundi, avril 12 2010
Pandora and the flying dutchman
Par Miss SFW le lundi, avril 12 2010, 20:43
Vous ne vous en êtes même pas aperçus car vous ne me regardez plus comme avant, mais si, je le sens bien, quelque chose s'est brisé entre nous... Bref, le précédent billet était tout de même le 300e.
Malgré votre coupable indifférence, je tenais à vous gratifier de cette merveilleuse réclame, à la fois grossière et cruelle. En somme, tout ce que j'aime, comme dirait un célèbre vendeur de lipides solidifiés. Cette affiche, collée en face du portail électrique de ma résidence sécurisée pour provinciaux fortunés et paranoïaques, fit ma joie pendant quelques jours. Jusqu'à ce qu'un malheureux écureuil se fasse écrabouiller juste devant. Je n'ai pas jugé indispensable de photographier ce second protagoniste.
jeudi, avril 8 2010
Une civilisation sans la science... (chapitre 2)
Par Miss SFW le jeudi, avril 8 2010, 11:54
Depuis que je suis domicilée à Nevarsin, je reçois dans ma boîte aux lettres les publicités au kilo. Je les soupçonne de livrer en semi-remorque. J'ai perdu cette joie de la découverte que me procurait leur rareté dans ma vie antérieure. Je ne les feuillette donc plus qu'occasionnellement et j'ai grand tort. Car elles recèlent des trésors de données sociologiques. Sans parler des merveilles du progrès que mon incurie me cèle (exemple ci-dessous) :
"What the fuck ?", m'écriai-je en moi-même, car je suis avant tout une citoyenne du monde. En effet, mesdames et messieurs, ce petit bijou de technologie est une tente équipée d'un capteur solaire. J'imaginais déjà avec désapprobation le randonneur aguerri mitonnant une blanquette d'isard sur sa plaque électrique, que nenni. Cette invention rigoureusement indispensable est équipée d'un "multi-plug pour branchement d'appareils électroniques".
Nous vivons une époque formidale. Les innombrables parasites qui nous polluent l'existence et peut-être le cerveau - ce qui les indiffère, le leur a cramé depuis longtemps - avec leur sacro-saint portable soudé aux doigts, qui manquent nous écraser en racontant au volant les menus détails de leur vie inutile, qui nous infligent l'inanité de leurs considérations existentielles dans le bus, qui nous renforcent dans notre misanthropie en le laissant sonner pendant les enterrements, qui le tripotent bruyamment durant les colloques au moment le plus passionnant de préférence, ceux-là mêmes, ces cloportes puants que nous croyions prudemment cantonnés aux zones urbanisées, vont encore venir nous imposer leur méprisable technodépendance et leur vacuité intellectuelle et culturelle au milieu des estives.
Je suis le fils d'une société fondamentalement épuisée, disait quelqu'un.
vendredi, mars 12 2010
Fuck you kitty, you gonna spend the night outside
Par Miss SFW le vendredi, mars 12 2010, 09:08
Quand je vous dis que mes chats sont psychotiques. Ils visionnent en cachette "2001, l'odyssée de l'espace" (ce que je ne consentirai pas même en état de coma profond) puis, dans l'oppressante obscurité du salon déserté, se fantasment persécutés par de monstrueux ordinateurs. Et là, sous le discutable couvert de la légitime défense, c'est le drame.

dimanche, mars 7 2010
Toy story
Par Miss SFW le dimanche, mars 7 2010, 18:13
Je suis une maîtresse de maison très médiocre, force est de l'admettre. Je ne balaie pas ma cuisine après chaque repas, je sors le verre quand la poche est pleine à craquer et je n'ai pas, entre les piles parfaitement alignées de draps impeccablement repassés, de boîte à chaussures destinée aux innombrables notices des multiples appareils électriques de la famille.
Ainsi, j'étais fort en peine cette après-midi de régler l'horloge-tamagotchi du petit prince et ma crédibilité d'adulte omniscient menaçait de s'écrouler, telle la ruine séculaire en plein séisme de magnitude 9. Dieu et Google merci, je retrouvai ladite notice en trois clics de cuillère à pot. Et je ne fus pas déçue par le sympathique mot d'introduction : " Chez VTech®, nous sommes conscients que les enfants sont notre
avenir. C’est pourquoi tous nos jeux sont conçus de manière à entretenir et à renforcer leur désir d’apprendre.Toute la technologie et le sens de la pédagogie VTech® sont mis au service de la connaissance pour faciliter la découverte des lettres, des mots, des chiffres, des opérations…"
Au cours de ma courte expérience de professeur de français en lycée, j'ai dû jouer de malchance et avoir les 32 seuls adolescents dont les parents avaient obstinément opté pour d'autres marques.
mardi, février 16 2010
Midnight oil
Par Miss SFW le mardi, février 16 2010, 15:18
En découvrant la Une du Monde ce matin, je ne pus m'empêcher de saluer le sens de la titraille des damnés de la formule qui, chaque jour qu'Hubert Beuve-Méry fait, ont la lourde responsabilité d'annoncer la couleur. "Retraites : Nicolas Sarkozy exclut de passer en force". Même au Canard enchaîné, ils n'auraient pas osé.
Et comme décidément c'était une journée thématique, un dépliant publicitaire d'Intermarché plein à ras bord de page d'objets aussi superflus que nuisibles à l'économie, au droit du travail et à l'environnement, titrait avec une belle impudence : "glissez du romantisme dans votre intérieur".
On ne saurait être plus clair.
lundi, février 15 2010
The human factor
Par Miss SFW le lundi, février 15 2010, 12:42
A gauche de mon écran Facebook, une publicité me demandait : "s'amuser en travaillant, avoir des contacts humains fréquents, s'épanouir au travail, ça vous tente ?".
Certes. Mais sans les contacts humains, la proposition me semble plus réaliste.
jeudi, février 4 2010
La révolution n'est pas un dîner de gala
Par Miss SFW le jeudi, février 4 2010, 18:49
A l'instar d'Aliocha, je reçois tous les jours des dizaines de mails dont je n'ai que faire (restons polie). L'immense majorité de ces importuns s'apparente à du colportage électronique et, telle la ménagère dérangée en plein épisode d'Amour gloire et beauté, je claque virtuellement la porte au nez de ces insistants représentants en Viagra, détecteur de radars et écrans plats en balançant hautainement à la corbeille leur inepte baratin d'anémiés de la culture.
Il y a peu, je reçus d'une énième Nathalie Dupont ou Valérie Durand une mirifique proposition qui allait probablement enchanter mon obscure et mesquine existence. Le manuscrit magique s'intitulait : "message confidentiel". Ciel, pourvu que mon mari ne lise pas mes mails. Là où je m'attendais à trouver des solutions miracle pour séduire toutes les femmes et les faire s'évanouir de plaisir dans mon lit ( faites-moi penser à ajouter "pelle mécanique" sur la liste de courses, pour déblayer la chambre à coucher), je ne découvris qu'un énième téléphone à tout faire dont l'immense célébrité me fit tout à coup douter de l'opportunité de l'adjectif "confidentiel".
Depuis qu'internet a pris en otage mon existence, je me demande qui se cache derrière ces mails. Des stagiaires cannabiques ? Des dépressifs en phase terminale ? Des lobotomisés en réinsertion professionnelle ? Des analphabètes en liberté conditionnelle ? Des militants de chasse, nature, pêche et biture ? Mais qui, bon sang, qui ? Il me faut des noms, des visages, des figures... Je dois savoir. Qui ose aller jusque-là dans la compromission lexicale ?
Le doute interrogatif me submerge. Révolution, même avec le traducteur Google, ça veut toujours dire révolution. Revolucion, si tu veux. Or, l'Iphone existe depuis un petit bout de temps maintenant et, à moins que je ne me sois absentée dans un univers parallèle, le monde n'a guère changé. Pas davantage celui professionnel que celui dont le quotidien homonyme nous détaille les turpitudes chaque soir. Je sais parfaitement que notre époque est celle du galvaudage moral aussi bien que littéraire. Mais tout de même. Un malheureux téléphone (fût-il multifonctions). Soyons sérieux. Et pourquoi pas "il changeait la vie", tant qu'on y est ?
Ah, veuillez m'excuser un instant, le camarade Larousse me tapote l'épaule et semble réquerir mon attention.
Comment ?
"Révolution : Mouvement d'un objet autour d'un point central, d'un axe, le ramenant périodiquement au même point."
Diantre, me voici mouchée. Admettons que je n'aie rien dit.
samedi, janvier 16 2010
Oh, happy days...
Par Miss SFW le samedi, janvier 16 2010, 15:06
Je m'en veux terriblement. Hier, j'ai raté la photo de l'année. Bêtement. Mais bon sang, comment aurais-je pu penser à prendre l'appareil pour effectuer les 100 mètres qui séparent mon domicile de la maternelle de mon fils ? Le premier qui me parle des mobiles avec appareil photo intégré, je le crucifie. Cuisons donc les crêpes au fer à repasser et long règne au grand N'importe Quoi.
La scène que le hasard avait offerte à ma vue était grandiose : devant moi, de dos, deux très jeunes femmes toutes de noir vêtues, voilées, marchaient coude à coude, sous un ciel dégoulinant de bruine grise et glacée. Juste au-dessus de leurs deux têtes auxquelles le voile avait volé toute identité, jumelles dans leur triste anonymat, un grand parapluie, noir lui aussi, proclamait en belles lettres d'or made in China : "So happy".
lundi, décembre 28 2009
Alors, s'étant fait un fouet avec des cordes, il les chassa tous du Temple...
Par Miss SFW le lundi, décembre 28 2009, 18:34
Dans son édition du 24 décembre (vous noterez la portée du symbole), Le Monde consacrait toute une page à une association de médecins juifs et arabes qui, contre vents, marées et surtout harcèlement policier, soignent depuis vingt ans les habitants des territoires occupés. Toute une page ? Non. Un bandeau publicitaire résistait encore et toujours à l'information.
Il faut dire que nous n'aurions pu vivre plus longtemps sans savoir. Figure-toi que la communauté urbaine de Strasbourg s'est payé un espace dans Le Monde pour nous indiquer que, suite à sa délibération du 18 décembre dernier, elle "envisage la reconstruction du stade de La Meinau". J'en frémis d'excitation. Je me demande même s'il n'aurait pas été judicieux de prévoir une édition spéciale du quotidien du soir de référence pour couvrir l'évènement. Cette petite fantaisie publique coûtera au bas mot 160 millions d'euros et s'inscrit dans le cadre "de la candidature de Strasbourg pour l'accueil de la manifestation Euro 2016". C'est beau, un projet de développement urbain à long terme et porteur de valeurs d'excellence.
Pour information, l'association Physicians for Human rights que nous évoquions plus haut, fonctionne avec un budget annuel de 921.000 euros. Evitons de calculer, ça fait toujours un peu de peine. Et va savoir pourquoi, j'ai presqu'envie de citer l'Evangile.
mercredi, décembre 23 2009
Psychose
Par Miss SFW le mercredi, décembre 23 2009, 19:31
J'espère que mon schefflera ne va pas développer un dédoublement de personnalité. Moi qui voulais juste épargner un epicea. L'enfer est pavé de bonnes intentions.
samedi, décembre 5 2009
Si tous les gars du Monde...
Par Miss SFW le samedi, décembre 5 2009, 19:57
En prévision de mon imminent déménagement, j'ai voulu modifier mon adresse d'abonnement au Monde, quotidien vespéral de référence. Miracle et triomphe du progrès, en quelques clics, ce fut chose faite. Le message suivant apparut nimbé de lumière céleste sur mon écran : "Votre changement d'adresse à bien été enregistrée à partir du 10/12/2009".
Si tous les gars du Monde voulaient s'donner la peine d'acheter le Bled...
jeudi, octobre 22 2009
All dead, all dead
Par Miss SFW le jeudi, octobre 22 2009, 21:13
Le magazine en ligne "le Journal des femmes" (je te rassure malgré ce nom qui claque comme un étendard dans le vent de la révolution, il n'y a rien de féministe là-dedans. Voire rien tout court mais c'est un autre débat) m'envoie régulièrement des messages censés m'inciter à lire leur prose. La dernière fois que j'ai cliqué, cet effort de socialisation n'a abouti qu'à leur envoyer un mail assez odieux, je le confesse, visant à leur mettre le nez dans les saletés orthographiques qu'ils avaient semées un peu partout. L'une des rares vertus des magazines féminins version papier étant leur rigueur en la matière, j'ai tendance à avoir les mêmes attentes concernant leurs petits frères électroniques.
Le Journal des femmes, donc, posait cette cruciale et terrible question : " Pourquoi nous sommes toutes folles de George (ndlr : Clooney). Il est beau, il est drôle, il est intelligent... Avouez-le, vous aussi, vous vous verriez bien roucouler dans les bras du beau George. Mais pourquoi ?"
S'ensuivait un interminable panégyrique du héros de la pub Nespresso visant à prouver à la gent féminine émoustillée qu'elle avait objectivement raison car George Clooney réalise la synthèse de ce que, nous, les femmes attendrions d'eux, les hommes.
Autant j'aime bien qu'un propos soit développé, autant là je soupçonne la pige de complaisance ("non mais si t'es vraiment dans la dèche fais-nous huit feuillets, on se débrouillera toujours pour les caser").
Comme ce jour heureux est plein d'allégresse (aujourd'hui, le présent blog a dépassé le chiffre ahurissant de 14 visites, je suis extatique), pour pas un kopeck et en deux mots, je m'en vais de ce pas impérial répondre à l'interrogation existentielle qui suscite tant d'angoisse chez mes consoeurs : Pourquoi nous sommes toutes folles de George (Clooney, donc) ? Parce que Cary Grant et Gregory Peck sont morts, eh banane.
jeudi, septembre 24 2009
William Kramps est mon nom
Par Miss SFW le jeudi, septembre 24 2009, 22:10
Rassure-toi lecteur attentif (à défaut d'attentionné), je ne renie point ici mes inébranlables convictions mais la voie de la non-violence est semée d'embûches et de doutes. Déjà, les ricanements grasseyants des anti-végétariens primaires ont tendance à me hérisser le poil (que j'ai épais et soyeux, grâce à une alimentation équilibrée, merci). Comment m'exprimer tout en conservant cette délicate urbanité qui sied aux personnes raffinées que nous sommes ? Disons que l'argument "pfff, d't'façon y zont été élevés pour ça", ne me satisfait guère sur le plan du raisonnement. Sinon, nous serions obligés de considérer que les jeunes filles forcées au mariage ou les enfants envoyés à la mine à six ans n'ont pas lieu de se plaindre, dans la mesure où ces dispositions sont conformes à l'éducation prodiguée par leurs parents. Or, j'ai la faiblesse de penser qu'il y a là matière à s'émouvoir quelque peu.
De même, à l'annonce péremptoire de la supériorité de l'homme sur l'animal, assénée avec force postillons par un - ceci est un billet dont tu es le héros, choisis ton personnage - chasseur/amateur de tuning/alcoolique/analphabète et fier de l'être/footballeur/fan de Michel Sardou/amateur de jazz/militant altermondialiste/président du fan-club cantonal d'Arthur/joueur de djembé/militaire, je suis assaillie par un vertige dubitatif.
Il me semble qu'au terme de deux mille ans de civilisation, il n'est pas complètement déplacé de s'interroger sur l'habitude que nous avons de tuer et de consommer des animaux, sachant que nous sommes nous-mêmes des animaux. Mais s'il faut désormais un permis de réfléchir et de remettre en question, excusez-moi, je l'ignorais. Moi-même omnivore pratiquante, il ne me déplaît pas, à l'occasion, de me demander dans quelles conditions ce que je mange est arrivé dans mon assiette. Oui, je sais, ce sont là divagations fort ennuyeuses et oiseuses. Mais après tout, quand on a entamé une procédure de divorce avec ses contemporains autant aller au bout du contentieux.
Or, de récents événements m'amènent à penser que toute tentative de conciliation est vouée à l'échec. Feuilletant distraitement le dernier numéro de "100 idées Déco" (groupe Marie Claire), qu'aperçurent mes yeux effarés ?
Des animaux empaillés censément décoratifs. Je croyais pourtant que ce goût particulièrement discutable pour les dépouilles fourrées ne se rencontrait plus guère qu'au plus arriéré des moins riantes campagnes. Que nenni. La citadine oisivement embagousée et le sémillant consultant en architecture intérieure ne dédaignent pas, semble-t-on me dire, le trophée sanglant sur leur commode Habitat. "Mais que manque-t-il donc à mon dispendieux salon feng-shui ?", s'interrogent-ils anxieusement. "Mais oui, bien sûr, un cadavre comment n'y avais-je pas pensé plus tôt ?" Comment, effectivement, on se le demande.
Evidemment, confronté à la dure réalité de son époque décérébrée, on est obligé de relativiser. Peut-on encore se demander s'il est légitime de tuer un animal pour le manger quand d'aucuns éliminent sans vergogne des créatures vivantes et, jusqu'à preuve du contraire, sensibles, sans aucun objectif de survie. Pour rien, juste comme ça, pour faire joli. Peut-on réellement descendre plus bas ?
Quant à ceux qui considèreraient que quand-même-une-petite-bête-empaillée-ça-ferait-bien-à-côté-de-leur-écran-plat, je me vois dans l'obligation morale de leur indiquer qu'à 400 euros le pigeon ou le lapin, ils se font copieusement comment dire euh... balader. Ils en trouveront aisément et pour beaucoup moins cher, chez le boucher. Et avec un peu de chance, ils seront encore chauds.
« billets précédents - page 1 de 4