Ce matin, réveillée par le très sérieux journal de France Culture, j'appris que la Birmanie était secouée par d'importantes manifestations contre la junte militaire. Du genre où la seule solution envisageable est d'appeler en urgence Bernard Lavilliers. Et la journaliste de rappeler qu'en 1998 de précédentes manifestations avaient été violemment réprimées, l'intervention de l'armée engendrant plus de 3.000 morts. La situation actuelle faisait donc craindre le pire.
D'ailleurs, concluait-elle sans rire, les dirigeants avaient alerté le personnel des hôpitaux pour qu'il se tienne prêt à accueillir un grand nombre de blessés.

Gouverner c'est prévoir, dit-on.

* Grand jeu de la rentrée (ben oui, pendant que d'autres se font massacrer la tronche, on a bien le droit de jouer un peu pour oublier le désagrément que cette idée occasionne, on est sensibles nous les Occidentaux) : retrouvez le titre et l'interprète de ce morceau. Les pandas n'ont pas le droit de jouer. Parce que sinon, ils gagnent tout de suite.


Note additionnelle, supplémentaire et presque aussi inutile qu'un album de Superbus : mon chéri officiel, fasciné par le mystère insondable de mon parcours musical d'avant lui, avait très envie d'être le premier à deviner qui était l'auteur de ce titre. J'indique aux plus jeunes que les membres de la Souris Déglinguée, pour ambigus qu'ils soient dans leur discours politique (en clair, je n'ai jamais su si c'était des gros fachos ou non) revêtaient pour moi une authenticité rock-français-alternatif indubitable. A la demande de mon Cary Grant à moi j'ai donc fredonné les premiers vers de "Tambour et Soleil".
"Ah ben ouais, j'ai trouvé, c'est Indochine". Qu'il me dit. Le cuistre.