Alors même que je vous promettais (un peu inconsidérément, je m'en aperçois à présent) des lendemains qui chantent et des billets plein d'amûr et de tendresse, l'affreux Destin s'interposa et balaya toutes mes bonnes intentions philanthropiques. Je feuilletais il y a peu un magazine de décoration - assise au milieu du salon et faisant face au désastre, je commence à me demander si le magazine de décoration n'est pas à l'esthétique des intérieurs de ses lecteurs ce que la revue pornographique est à la sexualité de ceux qui l'achètent - lorsque je tombai là-dessus :



A la base, le magazine Marie Claire se voulait féministe. Ca nous fait déjà un point commun. Seulement on ne doit pas en avoir la même définition.
Par exemple, si j'étais une vraie femme selon Marie-Claire, j'irais tout de suite à l'essentiel et je m'écrierais en voyant la couverture ci-dessus : "Hiiiiiiiiii, le fuseau avec des escarpins !!! J'adoooooooooore !!! Je ne pourrai plus jamais rien porter d'autre. Hiiiiiiiiiiiiiiii".
Si j'étais une vraie femme, je ne pourrais décemment pas être féministe et défendre le droit d'être considérée. Ca tombe bien, parce que les vraies femmes ne sont pas féministes, elles savent rester à leur place, elles. Entre la rubrique beauté, les pages cuisine et la chronique enfants.

* : Pour ceux qui l'ignoreraient (à peu près tous les gens normaux, en fait), Desperate Fight Records est un micro-label suédois spécialisé en hardcore qui tache. Leur compilation "straight edge as fuck II" m'avait permis de découvrir les richesses insoupçonnées de la Suède - Refused et Shield en particulier - et, accessoirement avait changé ma vie. Comme quoi, il y avait un peu d'amour dans ce billet.