Desperate fight (*)
Par Miss SFW le dimanche, septembre 21 2008, 19:06 - Riot girl - Lien permanent
Alors même que je vous promettais (un peu inconsidérément, je m'en aperçois à présent) des lendemains qui chantent et des billets plein d'amûr et de tendresse, l'affreux Destin s'interposa et balaya toutes mes bonnes intentions philanthropiques. Je feuilletais il y a peu un magazine de décoration - assise au milieu du salon et faisant face au désastre, je commence à me demander si le magazine de décoration n'est pas à l'esthétique des intérieurs de ses lecteurs ce que la revue pornographique est à la sexualité de ceux qui l'achètent - lorsque je tombai là-dessus :

A la base, le magazine Marie Claire se voulait féministe. Ca nous fait déjà un point commun. Seulement on ne doit pas en avoir la même définition.
Par exemple, si j'étais une vraie femme selon Marie-Claire, j'irais tout de suite à l'essentiel et je m'écrierais en voyant la couverture ci-dessus : "Hiiiiiiiiii, le fuseau avec des escarpins !!! J'adoooooooooore !!! Je ne pourrai plus jamais rien porter d'autre. Hiiiiiiiiiiiiiiii".
Si j'étais une vraie femme, je ne pourrais décemment pas être féministe et défendre le droit d'être considérée. Ca tombe bien, parce que les vraies femmes ne sont pas féministes, elles savent rester à leur place, elles. Entre la rubrique beauté, les pages cuisine et la chronique enfants.
* : Pour ceux qui l'ignoreraient (à peu près tous les gens normaux, en fait), Desperate Fight Records est un micro-label suédois spécialisé en hardcore qui tache. Leur compilation "straight edge as fuck II" m'avait permis de découvrir les richesses insoupçonnées de la Suède - Refused et Shield en particulier - et, accessoirement avait changé ma vie. Comme quoi, il y avait un peu d'amour dans ce billet.
Commentaires
Hiiiiiiiiiiiii, les cheveux longs avec des épaulettes en papillotes, ma vie a enfin un sens !
Quant aux féministes, c'est connu, c'est rien que des connasses qui ne sont même pas foutues de concocter un bon sandwich jambon-beurre-gouda-bière-cornichons pendant que le mâle dominant, celui qui a épousé une petite yéménite de huit ans pendant les vacances au camping du sable fou de Sanaa avant de la laisser en souvenir au voisin moustachu autochtone.
Enfin bref... Hiiiiiiiiiiiii, les cheveux longs avec des épaulettes en papillotes, ma vie a enfin un sens !
* ma fin de phrase est la suivante : regarde le foot à la télé parce que bon, c'est bien joli vos trucs de gonzesse !
Sandwich jambon-beurre-gouda-bière-cornichons ?
Je parle aux non-féministes, ça passe en colissimo ?
J'essaie d'être consternée par un tel manque de profondeur, mais en fait, ce sont les épaulettes qui me consternent le plus (d'autant que sans Killer Queen je n'aurais même pas réalisé que c'en était — des épaulettes. Sérieux, t'as vu la gueule du truc ? J'ai vu des revues de dermatologie qui donnaient plus envie !). Suivies de près par les chaussures (si c'était fait pour marcher dedans, j'ose croire que ça se verrait).
Aarg...ce look...ces...épaulettes...grand Dieu. Ce sont les années 80. Celles des trahisons mitterandiennes, celles de ma préadolescence (que je ne souhaite à personne). Nom d'un chien, par la grâce du mouvement cyclique, nous en sommes revenus là.
(Je vous laisse, je vais aller voir s'il ne me reste pas un album de Cure ou de Duran Duran à brûler au fond du jardin).
constantin > Grand malade, un album des Cure, ça ne se brûle pas. Et un album des Duran Duran, ça ne s'achète tout bonnement pas.
Krazy Kitty > Grâce aux joies de mon boulot, je vois tous les jours les ravages de ce que certains esprits inspirés osent appeler la mode. Et j'envie ceux qui ont la chance de passer leur vie dans des revues de dermatologie ou dans des clichés d'abcès anaux.
Cary Grant > Pfffffffff... ^_^