Tribute to the Beulogue (the ultimate fight)
Par Miss SFW le samedi, février 7 2009, 21:30 - Lien permanent
Bravo, garçon, tu as choisi la voie de la sagesse en venant une dernière fois au lieu de te cacher sous la couette en fermant les yeux très fort et en te disant que quand tu les rouvriras la fille B aura disparu. La fille B est là, tu le sais, tapie dans un coin, guettant la proie facile que tu ne cesseras d'être qu'à ton dernier souffle. Un instant d'inattention et elle t'aura saisi à la gorge.
Aujourd'hui, nous étudierons deux cas pratiques particulièrement complexes et je ne saurais trop te conseiller la plus grande attention. Enfin, tout dépend de tes ambitions personnelles. Veux-tu vraiment te retrouver acculé au mur du salon, armé de tes seuls chaussons Wall-E, face à une fille B en train de se transformer, vomissant les flammes de l'enfer au travers de ses crocs acérés et tenant ta PlayStation par le jack, au-dessus du rebord de la fenêtre (mais quelle idée aussi, d'habiter au 4e) ? Franchement, je te conseille plutôt la traversée de l'Afghanistan à pied, déguisé en George W. et un jambon à la main, ce sera bien plus sûr.
Bien. Je vois que tu ranges tes cartes Pokemon et que tu t'apprêtes donc à mobiliser ton neurone. J'en profite, deux minutes, c'est vite passé. Comme je le disais récemment à mon sexologue.
Cas 4 : la fille B ne t'écoute pas toujours avec autant d'attention que la profondeur de tes raisonnements le mériterait. D'ailleurs, elle t'écoute assez rarement et pousse l'inconvenance jusqu'à l'indifférence ostensible, dédaignant même de feindre un quelconque intérêt pour ce que tu lui racontes. Et après, tu attends comme un con à la mairie alors que tu lui as déjà dit au moins trois fois l'heure de votre mariage. Pour autant, la fille est-elle un garçon ? Absolutely not. Bon déjà si c'était un garçon, tu n'aurais pas le droit de te marier avec. Dura lex, sed lex. Je dis ça, c'est pour que tu t'entraînes à réfléchir. Un peu. Des fois. En outre, t'es-tu jamais demandé, misérable vermisseau, pourquoi la fille B ne t'écoutait pas ? Parce qu'elle est accaparée par des cogitations d'un niveau que tu ne soupçonnes pas. Elle PENSE à autre chose. Son esprit bondit d'idée en concept pendant qu'en fond sonore, ton vain bavardage s'étire interminablement. Lorsqu'elle ne t'écoute pas, son cerveau est occupé à bien d'autres tâches qu'afficher l'image mentale d'un paquet de chips, si tu vois de qui je veux parler. Là encore, tu le découvres avec effroi, un abîme vous sépare irrémédialement.
Cas 5 : la fille B demande toutes les dix minutes si tu l'aimes. Te voilà en terrain connu. Déjà, tu brandis victorieusement ton cours de l'an dernier pour y trouver la réponse. Tu penses l'apercevoir entre deux taches de pizza au coca. Je t'arrête tout de suite. Dis-moi garçon, tu crois vraiment que la fille B est une fille A (attention, il y a un piège) ? Absolutely not. Tu l'auras compris, nous abordons ici la partie la plus délicate de ce cours, celle dont dépendront tes chances de survie. La fille A veut vraiment savoir si tu l'aimes car elle pense, assez naïvement, que dans l'affirmative tu l'épouseras et que vous ferez plein de bébés. Elle ignore, la pauvrette, que tu l'épouseras de toute façon, pour peu qu'elle manque de réactivité dans le bouclage de sa valise.
La fille B, elle, n'écoute même pas ta réponse et sait qu'elle va se marier en dépit de ses efforts constants pour te décourager. Elle a seulement remarqué qu'interrogé sur tes sentiments, un réflexe pavlovien te poussait à joindre le geste à la parole. Or, la fille B est un être de lumière, je te rappelle. Chez elle, la délicatesse le dispute à la subtilité. Elle se refusera donc toujours à te demander : "tu peux me tripoter, s'il te plaît ?", voire "au boulot, feignasse. Avec ce que tu me coûtes en flanby...".
Oui, je sais, un cerveau comme celui de la fille B, ça devrait se visiter.
Bien, garçon, je pense qu'il est temps de te souhaiter bonne chance. Nul n'échappe à son destin. Il te reste, malgré tout, l'option des Curly.
Commentaires
Je crains néanmoins d'être la fille C. A moins que je ne sois la fille B' ? En tout cas je ne demande jamais « tu m'aimes, dis ? » (sauf à mon chien, mais là encore c'est rhétorique comme question, le chien aime que je lui donne ses croquettes à l'heure, que je le sorte douze fois par heure et que je m'occupe de LUI et personne d'autre, je ne me fais aucune illusion). Parce que bon, à question stupide, réponse idiote.
il n'imagine ni ne croit que les filles B existent.,pas plus que les C,et pourtant on est bien réelle!!!il ya les B les C ....mais pitié pas que des A.....
K2 > Si tu veux, je te fais une place dans ma catégorie : la fille D' (je sais, c'est minable, mais la facilité m'attire toujours irrésistiblement). Quant aux chiens, je trouve que tu les sous-estimes grandement.
"In the whole history of the world there is one thing that money can not buy, to wit the wag of a dog's tail".
Pour paraphraser la suite et afin que le monde entier sache à quelles sources irréprochables s'abreuve mon cerveau sublime : so it is to all dogs, be they ladies or tramps, that this blog is respectfully dedicated.
formika > un ami me confiait par e-mail aujourd'hui qu'il se sentait plutôt garçon B, du coup. Mais si le garçon se révèle pluriel, là c'est le naufrage de la science.
au sujet du cas B5 : trop facile, comme procédé, sachant que le male A ou B ou tout l'alphabet a beaucoup de mal à répondre verbalement à ce genre de question... au minimum, il répondra par un bisou (et finira rapidement tout nu, c'est connu... hihi)
Mystk > comme je l'écrivais un rien de temps avant, la facilité est la petite faiblesse qui me perdra.
B5 touché !
J'ai longtemps pensé que les chiens étaient fourbes allaient conquérir le monde. Puis j'ai regardé la mienne (enfin celle de ma mère), étalée sur le lit en attendant l'heure de sa promenade, toujours couverte d'attentions, nourrie, logée, chauffée, brossée, calinée sans rien avoir à faire d'autre que son regard de chien charmant, et j'ai compris que conquérir le monde, quel intérêt ?
Moi je pense que j'ai un garçon B. C'est grave ?
Je me suis arrêté à "Bravo garçon".
Merci.
Peut on être de genre AB ? Avec plus de B que de A ? Ou (pour les pas comme moi) plus de A que de B ou même équité entre les proportions de A et de B ?
Si non je me retrouve bien embêtée à ne point savoir où caser mon popotin délicat...
Monsieur Krasu > un lien avec le cuirassé Potemkine ?
K2 > et il paraît que les animaux supérieurs, c'est nous. Il faut le dire vite.
Ninita > ce qui est grave c'est d'avoir un garçon. Et je sais de quoi je parle.
djib > Bravo garçon.
Boulette > oui alors pour les nuances, il faudra t'adresser à une fille A. Désolée, ça excède mes compétences.
Je me rends compte, un rien effarée, que je n'ai pas prévu de service après-vente pour mes billets.
Vive les filles B !
Ma mère était une fille B, elle a su m'en donner le goût (ohhh, l'oedipe frappe fort ce matin). Depuis, je recherche la B ultime (comme dans Ultimate fighter, sauf que je lui donne pas de baffes à la fille).
Etant jeune (genre "ouais, encore trois jours et il faudra vraiment que je me rase"), je recherchais la B by Doll. Ca m'a passé, mais c'était sympa.
Plus tard (à l'âge où la B by Doll aurait pu m'emmener en prison sans passer par la case départ), j'ai pisté l'érudite, la celle avec des neurones super musclée (genre "B aime William S., BMW pour faire court - hooo le calembour pourri ! )
J'ai même rencontré une fausse B., l'abbé, auquel j'ai échappé de justesse.
Mais à part cette dernière je recommande aux mangeurs de pépito ce modèle. Trop top !
Bojemoï > je ne saurais trop, en effet, applaudir à ton excellente résolution d'éviter de donner des baffes à la fille B.
Sinon, pourquoi affirmer l'érudite aime William Saurin ? Je trouve ton assertion parfaitement caricaturale. On peut avoir des lettres et être gastronome. Comme quoi, Monsieur Bojemoï, vous n'avez pas le monopole de la blague vaseuse.
William Saurin ? Le prince de la saucisse de Malakoff (à Strasbourg elles sont bonnes) ? Le roi de la flatulence distinguée ("Oups, excusez-moi, Georges et moi avons fini le cassoulet de midi et j'en souffre encore..."), l'esthète de la boîte de conserve ?
Ah, les gens qui ont une culture sachant puiser aux tréfonds des traditions Françaiiises, effectivement, là, je m'incline (mais pas trop vu mon lumbago) ! La vanne pourrie façon misssfw, c'est too much (comme disaient les australiens adeptes du courant continu-discontinu).
Sinon, je précise que les filles, le les préfère aux neurones musclés et non pas musclées avec des neurones (je me suis relu et j'ai vu que mon inconscient m'avait encore joué des tours). C'est simple, une fille avec un axone rebondi tellement il fait l'arc électrique parfait, ça me fait frémir de partout !
Et si en plus elle est B., c'est parfait !
Vive les filles B !