Dimanche, alors que je procédais à mes ablutions quasi-matinales (c'était dimanche), Cary Grant jouait au mâle alpha dans la pièce voisine. Juché sur une échelle, il mettait la dernière touche à la chambre du fils prodigue, chantier qui ne se fit pas sans mal ni heurts. Placez un simple marteau dans la main d'un homme et il se transforme derechef en Gaston Lagaffe, Disciplus Simplex ou Phoebus de Châteaupers, au choix. Enfin, c'est lui qui choisit.
Après quelques coups bien sentis dans le mur, destinés à démontrer la force brute de l'homme, le vrai, le tatoué, j'entendis un gémissement vaguement animal.
Je stoppai la douche et m'emparai d'une serviette en essayant d'effacer l'image mentale de mon cher et tendre en kit au pied de l'échelle.
J'entendis encore une plainte puis rallumai l'eau chaude, totalement rassurée. Cary Grant chantait.