L'UMP, dont on connaît l'engagement sans faille pour la défense du droit de propriété, particulièrement lorsqu'elle est intellectuelle (la propriété, pas l'UMP, soyons lucides cinq minutes), subit les foudres de l'avocate du groupe américain MGMT pour avoir frauduleusement utilisé le titre "Kids" sans autorisation. C'est très mal-pas-beau-méchant. Hou, les vilains.

Consternation chez nos politiques à mèche et dents blanches. "La protection des œuvres des artistes est quelque chose de primordial.*", se serait auto-flagellé le pseudo-prodige politique Xavier Bertrand. Quelques jours avant l'examen de la loi sur le piratage et après nous avoir interminablement rebattu les oreilles de la dangerosité extrême des affreux criminels qui téléchargeaient illégalement au tréfonds de leurs antres immondes et puantes, tout cela fait cruellement désordre.


Puis-je pouffer ou bien une loi l'interdit-elle déjà ?


*C'est clair, dans un pays où des êtres humains meurent de froid dans la rue, où dix femmes se font tuer par leur conjoint chaque mois, où 10% de la population est illettrée, où un million d'enfants grandissent dans une famille qui se débat en-dessous du seuil de pauvreté, il est à l'évidence "primordial" de déterminer combien il faut verser à Calogero ou Zazie pour sa contribution à l'essor artistique de l'humanité. Si tu crois que c'est facile, la vie de rentier.