Pour dissiper les derniers doutes de mes deux lecteurs qui supputeraient quelque accent de vérité autobiographique en cet espace électronique, je vais me livrer à l'impudique exhibition de ma vraie vie et achever ainsi de vous convaincre de son insondable absence d'intérêt narratif.

Or donc aujourd'hui :
- je suis allée voir "Volt, star malgré lui" avec mon fils, quatre ans. La première fois qu'il m'avait emmenée au cinéma, c'était pour Wall-E, puis il y eut Madagascar 2 et donc Volt. Je sens comme un glissement insidieux dans ses goûts en matière culturelle et une baisse d'exigence qui me déçoit beaucoup. Je pense que nos routes cinématographiques vont se séparer. Cela étant, les deux places m'ont coûté huit euros. On trouve chez Picard des daubes bien plus dispendieuses.
- Ensuite j'ai rattrapé le retard bloguesque accumulé durant cette folle et merveilleuse semaine durant laquelle j'ai travaillé (beaucoup), vu des gens (pas assez), fait de la radio (trop, aux dires des auditeurs), acheté des biens de consommation courante chez Carrefour-qui-a-remplacé-Champion et conduit mon bolide de quatre chevaux fiscaux, toutes activités absolument fascinantes qui font de mon quotidien une suite ininterrompue d'enchantements. Une visite sur le Beulogue m'a appris que dame Pétronille cherchait un emploi épanouissant. Tant de fraîcheur juvénile et de candeur me laissent sans voix. Et pourquoi pas respecter la dignité des salariés ou même reconnaître les compétences professionnelles des femmes, tant qu'on y est ? N'importe quoi, vraiment.
Quelques instants plus tard, je levais un sourcil interrogateur devant le dernier dessin de Mme Jolicoeur (je suis peut-être basse de plafond mais je n'ai pas tout bien compris). C'était juste avant de cliquer sur le morceau juste en-dessous qui m'a ramenée dix ans en arrière, à l'époque où je vivais (le terme est peut-être un peu excessif) dans l'Oise, où je m'ennuyais au travail et où je me demandais s'il fallait redouter ou espérer l'apocalypse promise par la majorité des religions comme des climatologues. Comme quoi, on peut vieillir sans évoluer.

Sinon Bloodhound Gang est effectivement le meilleur groupe du monde. Mais je pensais être la seule à le savoir.