En rentrant du merveilleux travail que mon inestimable chance me permet d'avoir encore, j'ai vu dans ma rue une demi-douzaine de gamines dépenaillées, entre 4 et 8 ans qui, ayant trouvé un vieux bidon presque vide, reniflaient de l'essence. Il y a quelques semaines, je leur avais donné une bouteille de plastique pour qu'elles arrêtent de jouer avec une boîte de conserve au couvercle tranchant.

Pourquoi donc exploser mon bilan carbone en prenant l'avion et compromettre ainsi les probabilités d'aller au paradis des bobos bien-pensants, alors que les favelas sont à ma porte ?


Fiat lux.