Le magazine en ligne "le Journal des femmes" (je te rassure malgré ce nom qui claque comme un étendard dans le vent de la révolution, il n'y a rien de féministe là-dedans. Voire rien tout court mais c'est un autre débat) m'envoie régulièrement des messages censés m'inciter à lire leur prose. La dernière fois que j'ai cliqué, cet effort de socialisation n'a abouti qu'à leur envoyer un mail assez odieux, je le confesse, visant à leur mettre le nez dans les saletés orthographiques qu'ils avaient semées un peu partout. L'une des rares vertus des magazines féminins version papier étant leur rigueur en la matière, j'ai tendance à avoir les mêmes attentes concernant leurs petits frères électroniques.
Le Journal des femmes, donc, posait cette cruciale et terrible question : " Pourquoi nous sommes toutes folles de George (ndlr : Clooney). Il est beau, il est drôle, il est intelligent... Avouez-le, vous aussi, vous vous verriez bien roucouler dans les bras du beau George. Mais pourquoi ?"
S'ensuivait un interminable panégyrique du héros de la pub Nespresso visant à prouver à la gent féminine émoustillée qu'elle avait objectivement raison car George Clooney réalise la synthèse de ce que, nous, les femmes attendrions d'eux, les hommes.
Autant j'aime bien qu'un propos soit développé, autant là je soupçonne la pige de complaisance ("non mais si t'es vraiment dans la dèche fais-nous huit feuillets, on se débrouillera toujours pour les caser").
Comme ce jour heureux est plein d'allégresse (aujourd'hui, le présent blog a dépassé le chiffre ahurissant de 14 visites, je suis extatique), pour pas un kopeck et en deux mots, je m'en vais de ce pas impérial répondre à l'interrogation existentielle qui suscite tant d'angoisse chez mes consoeurs : Pourquoi nous sommes toutes folles de George (Clooney, donc) ? Parce que Cary Grant et Gregory Peck sont morts, eh banane.