Il a neigé sur les Pyrénées. Tel l'oiseau migrateur mal-comprenant qui attend de se geler les ergots pour sortir sa carte de la Méditerranée, je m'apprête à exhumer valises et cartons pour m'envoler dans la direction inverse, vers les pays froids. My own personal Cary Grant, cet incorrigible farceur, a trouvé un poste rigolo à Limoges. On n'a pas si souvent l'occasion de rire au travail. Ni d'abandonner celui qui ne vous amuse plus depuis longtemps. Grâces soient donc rendues à mon Cary Grant favori (avez-vous remarqué que le sens de la phrase eût été tout autre si j'avais seulement inversé "Cary Grant" et "favori" ? Oui, je sais, c'est passionnant), son humour en matière de choix professionnels m'arrache à la spirale infernale de violence aveugle dans laquelle je n'aurais pas manqué de sombrer très prochainement et dont un ordinateur innocent, voire des collègues pourtant irréprochables auraient peut-être fait les frais.
Il reste à trouver un logement, décent de préférence et la nuance est de taille d'après ce que j'ai vu de l'habitat limougeaud. Puis viendra l'heure d'emballer les jouets du petit prince et ceux de Cary Grant, les chats psychotiques, le monceau de BD, la montagne de livres, le wagon de plantes vertes et nous serons fins prêts pour cette folle aventure aux abords du cercle polaire puisqu'au nord de Montauban.
Souhaitez-moi bonne chance.

PS : pour Noël merci de penser aux écharpes, passe-montagne et autres matériels de survie en milieu hostile.