Certains d'entre vous auront noté l'attaque infâme dont je fus victime ce jour et qui me mit aux prises avec les boches honnis, leurs casques à pointe et leurs spams perfides. Aussi pompiers et pesants dans l'agression électronique que dans la conception de leurs automobiles pachydermiques, croyez-vous qu'ils eurent le bon goût de semer çà et là une pittoresque propagande pour un site de produits pharmaceutiques non homologués ou de crédits à taux usuraires ? Que nenni, un spam par billet. Rien moins que cela. La grosse Bertha du parasitisme virtuel.
Messieurs les Prussiens, tirez les premiers. Alors que les gerbes du 11 novembre n'ont pas seulement commencé à faner, votre effraction témoigne d'un goût exquis, soyez-en sûrs. Sachez que la France n'a pas dit son dernier mot et je m'en vais de ce pas ressusciter une ligne Maginot que vous serez bien en peine, cette fois, de contourner. Messieurs, je ne vous salue pas et je vous jette mon gant à la figure.