Lovecats
Par Miss SFW le mardi, mai 1 2012, 21:02 - Chroniques de Nevarsin - Lien permanent
En ces temps fort inopportuns pour le collectivisme et l'Internationale (qui ne sera, semble-t-il, pas tout de suite le genre humain), Cary Grant et moi allons, une fois de plus, basculer du côté obscur du capitalisme en devenant propriétaires, non de nos moyens de production - le Petit Prince est un témoignage suffisamment éloquent du bien mauvais usage que nous en fîmes - mais de notre logement. Or, l'appartement que nous envisageons d'acquérir, se trouve sis dans une copropriété dont le règlement nous fut communiqué il y a quelques jours. Le chapitre 3 de ce passionnant document au suspense haletant dispose, dans le paragraphe intitulé "animaux" que : "les copropriétaires ne pourront avoir aucun animal malfaisant, malodorant, malpropre ou bruyant".
Nous avons fait un long bout de route ensemble, Azuki, hélas nos chemins se séparent. Je ne sais par quel prodige, nos futurs voisins te connaissent déjà.

Commentaires
Proprietaires d'un bien foncier. A vous les niches fiscales, et bientot votre carte a l'UMP! Il ne vous reste plus qu'a trouver un "vrai travail".
Mince, il s'avère que mon colocataire est donc interdit de séjour dans ta résidence !
Ah non, ouf, ça va, il peut venir, lui n'est pas un animal. (J'oublie toujours).
Dans de proches circonstances, il nous a été demandé de "jouir du bien en bon père de famille". Considérant cette formule comme discriminatoire pour ma compagne, nous décidâmes d'un commun accord de nous en tenir au premier mot.
Ce fut très agréable.
You > Ayant enduré de longues études de droit, il me semble parfaitement incroyable que ce verbe ait pu venir à l'esprit des rédacteurs du code civil. Les cheminements de la pensée doctrinale demeurent un insondable mystère.
"aucun animal malfaisant, malodorant, malpropre ou bruyant"...
ha.
Vous êtes bien sûre et certaine de pouvoir emmener Cary Grant et le Petit Prince?
:)
(dans un objectif avoué de paix sociale avec les gens de peu de volonté, je me hâterais, à votre place, d'offrir à ces bienveillants co-propriétaires une pancarte baptisant les lieux... "au bon accueil" me semble un choix raisonnable, "do mi si la do ré" étant régulièrement déjà pris par un voisinage avenant...)